Les “Indignés” au pouvoir, un “essai-fiction” plutôt qu’un roman

Les “Indignés” au pouvoir, un “essai-fiction” plutôt qu’un roman

TOUS, un mouvement politique, né de l’insatisfaction collective de la situation politique. Bientôt, ses leaders exerceront le pouvoir en France, en Belgique ou encore en Grèce. Mais ce parti, ni de gauche, ni de droite, qui ne fait pas que des heureux, fera l’objet de critiques. En nous livrant tant de détails sur TOUS, le roman de Grégoire Polet s’apparente à un “essai-fiction” à côté duquel je suis malheureusement passée.

TOUS, né de l’insatisfaction de la situation politique

Les Européens ne retrouvent plus leurs voix portées par leurs élus. Ils s’indignent collectivement et créent un nouveau mouvement, TOUS, porté par trois protagonistes, dont une mutilée des attentats du marché de Noël de Liège.

“Quel est le message de TOUS, si vous deviez le résumer en une phrase, en une seconde ? Que la situation politique est insatisfaisante.”

“Nous n’étions un parti, ni de gauche. Ni de droite non plus.”

 

Dans chaque pays européen, TOUS s’organise, jusqu’à exercer le pouvoir légitimement. En France, en Belgique, mais également en Grèce, permettant la négociation d’une solution secrète pour le gaz grec. Mais l’accord obtenu avec l’Ukraine ne fera pas que des heureux. Bientôt, le père d’un plongeur autiste se rendra à Bruxelles afin d’obtenir la démission de ce dignitaire grec qui, selon lui, porte la responsabilité du décès de son fils.

“La démocratie ne fait que commencer”

“Le grand danger, c’est que l’indignation ne débouche sur aucune action, aucun changement, et qu’une génération entière se livre une fois de plus à la désespérance La désespérance, c’est quoi ? C’est se tourner vers l’arrière en espérant que le temps n’avance plus. C’est ne pas vouloir d’avenir. C’est souhaiter que le futur ne vienne pas.”

Un “essai-fiction” plutôt qu’un roman

Dans son dernier roman, Grégoire Polet mélange réalité et fiction par la reprise d’événements réels qu’il déforme. TOUS n’existe pas, la mutilée des attentats de Liège non plus, mais c’est bien là où réside la force du roman : faire douter le lecteur de la véracité des faits.

L’idée était bonne, et la connaissance du fait politique par Grégoire Polet, indéniable. Cependant, le roman, puisqu’il s’agit bien d’une fiction, s’apparente à l’essai du point de vue de la forme et m’a semblé plus relever de l’analyse extrêmement détaillée que de la création d’un mouvement politique, ce que je ne cherchais pas à la lecture.

Dommage pour le style et les connaissances de Grégoire Polet, je suis passée à côté de cette lecture que j’ai trouvée particulièrement tirée en longueurs.

(2 / 5) Grégoire Pollet, Tous, Gallimard, 2017, 352 p., 22 EUR

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4 Commentaires

  1. 1 février 2018 / 12 h 28 min

    Coucou Aurore, je découvre ton blog suite à la rencontre d’hier ! Il est super, je vais le suivre de près 😉
    Ce petit moment avec les autres membres du jury était bien sympa, dommage qu’il ait été si court et qu’on ait pas pu discuter un peu plus tous ensemble…

    Je partage ton avis pour ce livre, je n’ai pas accroché, c’était long et puis la politique et moi ça fait 2. Pourtant comme tu le dis, l’idée est bonne et j’ai trouvé que le début du roman était prometteur. J’ai plutôt accroché à la dernière partie, il y avait plus d’émotions 🙂

    • Aurore
      1 février 2018 / 23 h 16 min

      Salut Cyrielle,

      Comme je répondais à Thibault. En effet, court moment à rattraper le 21/02!

      Et pour « Tous », en effet, pas vraiment adhéré à l’histoire que j’ai pu trouver un peu alambiquée.

      A bientôt,

      Aurore

  2. 1 février 2018 / 19 h 13 min

    Bonjour Aurore,

    Je confirme ce que Cyrielle vient de dire! Le moment était sympa. C’était un peu court, mais ce n’est que partie remise!

    En ce qui concerne le livre, mon point de vue est différent. J’ai aimé la remise en question, l’utopie et le remaniement de la politique Belge.
    Certes, c’est un peu tiré en longueur, mais le début de chaque partie est extraordinaire et la fin est magnifique!
    Entre les deux, il est vrai qu’il faut rentrer dedans…Pour moi, la note est toute autre 🙂

    Au plaisir m’fille!

    • Aurore
      1 février 2018 / 23 h 14 min

      Hello Thibault,

      Trop court ce moment d’echange. Heureusement, nous aurons l’occasion de nous rattraper a à foire du livre 🙂

      Je comprends ton point de vue, mais en effet je n’ai pas vraiment accroché!

      A tout bientôt fieu !

      Je file sur ton blog ce week-end 🙂

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