Globules et conséquences, Petite histoire d’une leucémie

Globules et conséquences, Petite histoire d’une leucémie

Catherine est une illustratrice pleine d’entrain, même lorsque ses maux de dos la reprennent. Hospitalisée dans le but de découvrir la source de ces derniers, on lui apprend rapidement qu’elle atteinte d’une leucémie. Un cancer quoi ! Elle qui ne connaissait rien au monde médical et au jargon qui l’accompagne, va vite apprendre les termes et expériences-clés allant de pair avec sa maladie. Le cathéter, la chimio, l’induction, le zélitrex, le lutéran, l’inexium, les lymphoïdes, la fibroscopie, ces mots auparavant étrangers vont lui devenir plus que familiers.

Un quotidien décrit avec humour et pédagogie

Avec humour, l’autrice décrit son quotidien, c’est-à-dire celui d’une jeune illustratrice atteinte de leucémie. On rigole à la lecture de son scénario : on apprend par exemple qu’elle fait pipi orange ou a un ventre gros comme un bibendum, mais que « en gros, tant que tu pètes, c’est pas (trop) la cata ». Catherine vit des bas, mais elle vit aussi quelques hauts, qu’elle dessine avec un coup de crayon dynamique. On sourit par exemple au retour à la maison et à l’emménagement avec son amoureux, comme n’importe quelle autre femme de son âge.

Elle utilise aussi la pédagogie pour nous faire comprendre des principes médicaux complexes. On (ré)apprend le rôle des globules et des plaquettes, dessinés tels les petits bonshommes de « Il était une fois la vie ». On comprend grâce à eux le combat qui se livre à l’intérieur du corps de l’illustratrice. Et on se figure au moins un peu le combat qu’elle a livré à ce corps.

Une ode au don sous forme de témoignage

A la fin du roman de graphique, on nous présente le don de moëlle osseuse entre vivants : sa raison d’être, son fonctionnement, les conditions qui y sont associées. Au-delà de l’aspect strictement humoristique ou pédagogique du récit, cette dernière partie a constitué ma préférée. Plutôt que de laisser le lecteur s’apitoyer sur le sort des malades, le roman graphique le rend actif : toi, eh oh, tu peux sauver une vie ! Oui, toi, qu’il semble nous dire. Alors, bien évidemment, on va faire un tour sur le site dédié au don de moelle osseuse, en France, ou en Belgique.

Gageons que des lecteurs de Globules et conséquences, plus d’un s’inscriront sur la liste internationale de donneurs.

Sachez à cet égard que les autorités médicales ont rappelé à plusieurs reprises qu’il était contre-productif d’effectuer des appels individualisés à donneurs. Ces appels contreviennent aux stratégies mises en place par les autorités médicales.

Enfin, si la vue d’une aiguille vous effraie, n’oubliez pas que le don peut aussi être pécuniaire, et que la recherche a toujours besoin de fonds. 

Cette chronique est dédiée à Alice, du blog Alice on her way, qui combat la maladie comme une championne à licorne. Tu vas le pulvériser ce crabe !!! Si vous désirez lui montrer un peu de soutien, ou si vous souhaitez profiter de son énergie communicative de combattante, n’hésitez pas à la suivre sur son blog et son Instagram @aliceonherway

Copyright 2018, éditions Glénat / Vents d’Ouest

 

(4 / 5) Catherine Pioli, Globules et conséquences – Petite histoire d’une leucémie, Vents d’Ouest, juin 2018, 152 p., 19 EUR

Les amoureux des bulles se retrouvent chez Noukette

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10 Commentaires

  1. 13 juin 2018 / 9 h 04 min

    Merci pour le petit clin d’oeil, Aurore ! J’ai également beaucoup aimé la BD, elle m’a émue et je me suis reconnue dans plusieurs passages. Un très joli témoignage <3

  2. 13 juin 2018 / 9 h 05 min

    un thème qui doit être très compliqué à traiter… je note!

  3. 13 juin 2018 / 10 h 03 min

    J’avais lu une excellente bd sur un dessinateur qui raconte sa maladie (“Carnet de santé foireuse” de Pozla) qui aborde aussi de façon humoristique ses traitements. C’est un genre que j’aime assez, quand les auteurs se mettent presqu’à nus pour nous décrire leur vie. Je note!

  4. 13 juin 2018 / 10 h 15 min

    J’admire beaucoup les auteurs capables de se livrer aussi intimement en y mettant une touche d’humour et avec le recul nécessaire… Pas facile comme exercice mine de rien !

  5. 13 juin 2018 / 10 h 43 min

    un témoignage à découvrir donc 🙂
    et mes bonnes ondes pour Alice

  6. 13 juin 2018 / 11 h 39 min

    Elle a l’air très belle et très intéressante cette BD, il faut que je la lise !

  7. 13 juin 2018 / 20 h 49 min

    Même si le thème n’est pas super gai, ça me tente bien.

  8. 14 juin 2018 / 7 h 19 min

    Cette BD semble importante, ne serait-ce que pour sensibiliser à ce sujet. Je vais la conseiller à ma médiathèque.

  9. 15 juin 2018 / 13 h 22 min

    Sujet franchement pas simple mais qui a l’air superbement traité.

  10. 17 juin 2018 / 10 h 31 min

    Un album que j’aimerais lire et courage à Alice !

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